Philosophe et professeur à Oxford, Nick Bostrom est l’auteur de « Superintelligence », un essai alertant sur les risques d’une intelligence artificielle supérieure à l’homme. Dans un entretien aux « Echos », il estime cependant que les bénéfices de l’IA seront probablement supérieurs aux dangers.

Le mois dernier, un sondage mené auprès d’experts de l’intelligence artificielle affirmait qu’il faudrait au moins quarante-cinq ans pour que les ­machines puissent accomplir toutes les tâches aussi bien que les humains. Qu’avez-vous pensé de cette étude ?

Ce que l’on constate, c’est qu’il n’y a pas de consensus : certains chercheurs pensent que cela arrivera dans dix ans, d’autres que cela prendra plusieurs centaines d’années, ou que cela n’arrivera jamais. Il y a une distribution assez large des opinions, même chez les experts. Je pense que le véritable enseignement, c’est que personne ne sait vraiment quand l’intelligence artificielle dépassera celle des humains. Donc nous devons accepter cette incertitude.

A titre personnel, pensez-vous que la route sera encore longue ?

Je pense que nous n’en savons rien. Donc, nous devons considérer ce sujet à la fois sur un temps court et sur un temps long.

A suivre sur les Echos: https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/030410790845-nick-bostrom-nick-bostrom-le-but-ultime-de-lintelligence-artificielle-doit-etre-la-disparition-du-travail-2097564.php#xtor=CS1-33.